Comment se débarrasser d’une candidose (candida albicans)? Les solutions

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La candidose est une maladie liée à une surpopulation de levure dans le tube digestif. Appelées Candida albicans, ces levures vont provoquer des troubles digestifs, des allergies, de la fatigue et des intolérances alimentaires chez le patient. Les spécialistes parlent d’une maladie complexe, difficile à diagnostiquer et à traiter. Aujourd’hui, la candidose est encore peu connue. Pourtant, elle est très répandue, avec près de 3 000 patients en France. Les traitements dépendent de la forme de la maladie et de ses symptômes.

Comment se débarrasser d'une candidose (candida albicans)? Les solutions

Comprendre la candidose

La candidose est une sorte de mycose qui affecte plusieurs zones du corps. Les candidoses cutanées touchent les zones de transpiration, notamment les plis cutanés et les espaces entre les doigts. Elles affectent aussi les plis inter-fessiers, ceux des aisselles et de l’aine. Cette pathologie peut également se développer au niveau des ongles et des muqueuses (de la bouche, de la partie génitale et de l’œsophage). Par ailleurs, un autre type de candidose – la candidose profonde – peut survenir chez les personnes immunodéprimées, en particulier les sidéens. Les candidoses profondes se développent de manière systémique et affectent le sang et les organes. Dans les cas les plus graves, elles engagent le pronostic vital du patient.

Pour comprendre le développement de cette mycose, il faut noter qu’elle provient d’une levure appelée Candida albicans qui fait partie du microbiote intestinal et du microbiote vaginal. Quand la flore intestinale ou la flore vaginale est en équilibre, ces micro-organismes sont en parfaite harmonie. Le Candida albicans est généralement inoffensif. Néanmoins, un déséquilibre du microbiote intestinal ou vaginal peut provoquer son développement incontrôlé. C’est de cette manière que la candidose apparaît. Le Candida albicans change d’état et devient un champignon, ce qui facilite sa propagation dans l’organisme. Au final, les levures vont atteindre le système immunitaire du patient. Parfois, elles atteignent même la circulation sanguine et se répandent dans tout l’organisme.

Causes et facteurs de risque

Les causes

La candidose émane de la levure Candida qui est déjà présente dans l’organisme. Néanmoins, bien qu’elle ne soit pas due à des causes externes, certains facteurs, dont la surutilisation des antibiotiques peuvent favoriser son développement. En effet, quand une personne prend des antibiotiques pour éradiquer les bactéries nocives, ces médicaments détruisent également les bactéries inoffensives et certaines levures. Les levures épargnées par les antibiotiques vont ensuite se proliférer et prendre la place vacante des bactéries détruites. Au fil du temps, elles vont se démultiplier de manière exponentielle.

Les stéroïdes et certains types de médicaments contre le cancer favorisent également l’affaiblissement du système immunitaire. En même temps, ils vont accentuer la propagation des levures dans l’organisme. Les personnes atteintes de maladies chroniques comme le cancer et le sida sont notamment plus exposées à la candidose buccale. Celles qui portent des dentiers sont également susceptibles de développer cette maladie.

D’autre part, la prise de contraceptifs oraux augmente le risque de développer une candidose vaginale chez les femmes. Le port de vêtements trop serrés, une mauvaise hygiène et les températures chaudes accentuent également le risque ; ceux-ci offrent un environnement favorable au développement du candida.

À noter que la candidose vaginale n’est pas une infection sexuellement transmissible. Elle ne se transmet pas pendant les rapports sexuels. Toutefois, pour éviter les récidives, le partenaire de la patiente devra aussi suivre un traitement.
Au niveau des mains, l’infection est due au contact permanent et répété avec l’eau. L’utilisation de dermocorticoïdes, les traumatismes mécaniques et le refoulement de cuticules sont également en cause.

Il a également été prouvé que l’obésité et la grossesse favorisent la prolifération de candida. Chez les personnes en surpoids, les levures ont tendance à se loger dans les régions intertrigneuses comme les aisselles et les plis de la peau de la poitrine. De plus, ces personnes transpirent facilement alors qu’une peau humide est favorable au développement des levures. Chez la femme enceinte, l’augmentation du taux d’œstrogènes explique le risque de candidose.

D’autres facteurs comme les règles et le diabète peuvent également être à l’origine d’une candidose. Cette infection se développe aussi plus rapidement chez les femmes ménopausées.

Les facteurs de risque

La candidose est différente des autres infections puisqu’elle va profiter de la fragilité de la flore intestinale. Quand celle-ci devient vulnérable, les levures vont se propager dans tout l’organisme du patient. Aussi, les personnes citées ci-dessous ont un risque plus élevé de le contracter :

• Les nouveau-nés : leur système immunitaire n’est pas encore tout à fait mature et le microbiote dans leur organisme est insuffisant.

• Les seniors : au fil de l’âge, les fonctions immunitaires s’affaiblissent. Des anomalies métaboliques peuvent également se former suite aux traitements prescrits par le médecin.

• Les personnes immunodéficientes.

• Les patients atteints de cancers : les traitements prescrits pour cette maladie sont souvent lourds. Ils provoquent la destruction du système immunitaire et du microbiote.

• Les personnes sous antibiotique : les antibiotiques vont porter atteinte à l’équilibre du microbiote, ce qui laisse libre cours à la propagation de la levure dans l’organisme.

• Les personnes ayant une mauvaise alimentation : la surconsommation d’aliments ultra-transformés et de sucre provoque le déséquilibre du microbiote.

Symptômes de la candidose

Les symptômes de la candidose varient en fonction de la forme de la maladie.

La candidose cutanée

Quand la candidose est cutanée, le patient présente une sorte de rougeur appelée intertrigos sur ses grands et petits plis. Les zones concernées sont notamment les plis abdominaux, inguinaux, axillaires, sous-mammaires et inter-fessiers. Les petits plis comme les espaces interdigitaux, l’anus, la commissure labiale et les espaces inter-orteils peuvent aussi être infectés.

La manifestation de l’infection est la même, quelle que soit la zone. Au départ, une rougeur se forme au fond du pli. Petit à petit, elle va s’étendre pour atteindre les surfaces cutanées adjacentes. La zone de la peau concernée sera rouge, avec un aspect suintant et vernissé. Au fond du pli, on remarque une sorte de fissure recouverte d’enduit blanchâtre. Les contours des zones d’infection sont irréguliers et marqués par des bordures en « collerette desquamative ». La candidose sera confirmée avec la présence de micro pustules en périphérie des zones touchées.

La candidose unguéale

Cette forme d’infection commence souvent par un périonyxis. Il s’agit d’une rougeur avec gonflement qui touche la peau autour de l’ongle. Dans certains cas, du pus s’écoule lorsqu’on exerce une pression. L’ongle ne sera touché qu’en second temps. Quand cela arrive, il prendra une teinte jaune verdâtre, noire ou marron. Les zones latérales sont les plus touchées par ce changement de couleur.

La candidose au niveau des muqueuses

Cette infection atteint la bouche et les parties génitales :

La candidose buccale

Cette infection, aussi connu par son appellation « muguet » touche les gencives, la partie interne des joues, les piliers des amygdales et le palais. Elle se manifeste par la formation de petites plages blanches sur une muqueuse rouge. L’infection s’apparente à du lait caillé. Tout le monde peut développer cette maladie, mais elle est plus fréquente chez les enfants, les personnes âgées et les personnes sujettes à une immunodépression.

La candidose vaginale

La candidose vaginale ou vaginite candidosique  se manifeste par une rougeur, des pertes blanches et des démangeaisons. Les statistiques montrent que 75 % des femmes ont déjà eu ou sont susceptibles de connaître un épisode de candidose vaginale. Les 10 % sont victimes de récidives qui se manifestent jusqu’à 4 fois par an. Même si l’infection n’est pas sexuellement transmissible, elle pourrait être favorisée par les rapports sexuels. Cela s’explique par les traumatismes subis par les muqueuses. À noter que le cycle menstruel de la femme peut favoriser l’infection. En cause, la sécrétion de progestérone naturelle.

La balanite candidosique

Chez l’homme, l’infection se manifeste par une forme de rougeurs au niveau du sillon balano préputial. Selon le cas, il peut être recouvert d’enduit blanchâtre. Des petites pustules évocatrices peuvent également venir parsemer cette zone. En outre, la présence d’irritations locales répétées ou chroniques évoque aussi la présence d’une balanite candidosique.

Comment une candidose est-elle diagnostiquée ?

La candidose est une infection qui peut toucher diverses zones du corps. Dans le cas d’un développement sur une muqueuse, le médecin réalise un simple examen clinique. Cela lui permet de déterminer s’il s’agit ou non d’une candidose. En revanche, s’il s’agit d’une candidose œsophagienne, il faudra faire des prélèvements. Ces derniers sont réalisés avec une endoscopie. C’est à l’issue de cet examen que le médecin pourra identifier les souches de champignons sources de l’infection. Pour une candidose génitale, un prélèvement local ou frottis est également nécessaire.

En général, l’infection de candidose se développe d’abord au niveau du tube digestif. Elle va ainsi provoquer des troubles chroniques comme des gaz, des ballonnements, des flatulences et parfois des crampes intestinales. Si la candidose n’est pas traitée, elle rendra le patient intolérant à certains aliments. Des troubles nerveux et des allergies pourront également apparaître. En effet, le champignon ne va plus rester dans le tube digestif. Il va migrer à l’extérieur et provoquer le muguet. De plus, ce même champignon peut provoquer la formation d’eczéma sur la poitrine, les aisselles, le cou et le cuir chevelu. Si l’eczéma se forme au niveau du cuir chevelu, le patient pourrait faire face à une perte accrue des cheveux.

D’autre part, le candida albicans pourrait entraîner un eczéma périnatal sur l’autre extrémité du tube digestif. Étant donné que le vagin et l’anus sont tout près, la levure va les atteindre et provoquer une infection vulvo-vaginite candidosique. Suite à cela, une patiente pourrait transmettre l’infection à son partenaire sexuel.

Enfin, les champignons même en étant dans le tube digestif favorisent la formation des mycoses des pieds et des ongles. Ces derniers peuvent même se détériorer si les champignons ne sont pas traités.

Traitement du candida albicans

Le traitement de la candidose vise à neutraliser les facteurs favorisant son développement. Le but sera d’éloigner tout risque de récidive en optant pour un traitement de fond.

Pour les candidoses cutanées

Le patient doit prendre quelques mesures pour guérir l’infection. Si elle se manifeste au niveau des mains, il devra surtout éviter les contacts répétés avec l’eau et l’utilisation de dermocorticoides. Pour les autres zones comme les intertrigos des grands plis, le patient devra limiter la macération et l’humidité. En plus de ces gestes de précaution, la personne atteinte de la candidose devra utiliser un savon doux de type surgras ou alcalin. Sinon, il est tout à fait probable que le médecin lui prescrive un traitement antifongique local pour une durée de 2 à 4 semaines, selon la gravité et l’étendue de l’infection. Cela peut être une solution, une lotion, un gel ou encore une poudre. Les crèmes et les pommades sont à éviter puisqu’elles favorisent la macération de la peau.

Chez le nourrisson et l’enfant, le médecin prescrit des antiseptiques doux et asséchants. Les plus utilisés sont ceux formulés à base de cuivre et de zinc. Les médicaments antifongiques à usage local présentés sous forme de crème, de lotion, de lait, de gel ou d’émulsion sont par ailleurs privilégiés.

Enfin, même si le patient est atteint d’une candidose cutanée, le médecin vérifie souvent s’il n’est pas également touché par une candidose de la muqueuse digestive ou génitale. En effet, ce type d’infection peut facilement s’étendre aux différentes parties du corps. Dans tous les cas, quelle que soit la zone concernée, le protocole de traitement est toujours le même.

Pour les candidoses unguéales

Pour traiter ce type de candidose, le patient doit dans un premier temps éviter le contact répété avec l’eau, l’utilisation de dermocorticoïde, le refoulement de cuticules et les traumatismes mécaniques ou chimiques. Cela sera associé à un protocole de traitement prescrit par le médecin. Le patient devra notamment bien sécher ses mains et faire des bains de doigts avec un antiseptique. À cet effet, il peut utiliser de la Bétadine® solution dermique, de l’Hexamidine® solution ou de la Chlorhexidine aqueuse (Plurexid®, Hibitane®, Hibidil®). Le médecin prescrit également un antifongique local sous forme de lotion ou de gel. La personne infectée devra masser le pourtour de son ongle touché, et ce, plusieurs fois par jours (après chaque lavage des mains jusqu’à ce que l’infection se dissipe). Lorsque l’ongle reprend son aspect normal, le patient peut arrêter le traitement.

Pour les candidoses buccales

Le traitement des candidoses buccales vise principalement à éviter la sécheresse buccale (diminution anormale ou absence complète de salive). À cet effet, le médecin prescrit au patient des substituts salivaires. Il pourrait également préconiser l’arrêt des neuroleptiques.

Chez les adultes immunocompétents, le médecin prescrit des bains de bouche. Il peut s’agir de Bétadine® ORL, Eludril® ou d’une solution de bicarbonate de sodium. Si la personne porte un dentier, la désinfection de ce dispositif est également de mise. Ces traitements sont associés à de l’Amphotéricine B (Fungizone®) en suspension orale ou du Miconazole (Daktarin®) en gel buccal. Ils doivent être utilisés en dehors des repas, et afin de maximiser leur effet, le patient doit les maintenir le plus longtemps possible au contact de la muqueuse avant de les avaler. En moyenne, la durée du traitement est d’une à trois semaines. En parallèle, le médecin prescrit souvent des traitements préventifs des récidives, à savoir du Nizoral®, du Triflucan® ou du Sporanox®.

Selon l’évolution de l’infection, une désinfection du tube digestif pourrait être nécessaire. Le médecin prescrit dans ce cas des comprimés de Mycostatine®, de Fungizone® ou de Daktarin®. Si la candidose est associée à l’apparition de perlèche ou d’anite, l’utilisation d’un antifongique en crème est ajoutée au traitement. Les plus utilisés sont la Mycostatine® pommade, le Mycoster® crème ou le Lamisil®. La durée du traitement va de 2 à 3 semaines.

Chez l’enfant et le nourrisson, la Mycostatine® en suspension buvable, la Fungizone® suspension buvable ou le Daktarin® gel buccal sont la plupart du temps prescrits.

Pour les candidoses vaginales et la balanite candidosique

L’infection vaginale est traitée avec des ovules de Fazol G®, de Gyno-Daktarin®, de Gyno-Pevaryl® et de Monazol®. Le traitement dure en moyenne 1 à 6 jours. Il est associé à l’utilisation d’un savon alcalin (Hydralin®) ou d’une toilette avec de l’eau bicarbonatée. Si le partenaire de la patiente présente une balanite candidosique, il doit également suivre un traitement.
Le traitement de la balanite candidosique se résume, quant à lui, à l’éradication des irritations locales répétées ou chroniques. Si le patient est diabétique, le médecin prescrira en même temps un traitement pour stabiliser cette pathologie.

Généralement, le médecin recommande l’utilisation d’un savon Hydralin® ou un savon surgras. L’eau bicarbonatée peut également constituer une alternative efficace. Ces traitements sont associés à un antifongique local, à appliquer deux fois par jour. La durée du traitement varie de 15 jours à 3 semaines.

Quelles mesures de prévention adopter pour éviter une récidive ?

Il est tout à fait possible de prévenir une récidive de candidose en respectant quelques mesures d’hygiène. Pour éviter une candidose génitale, vous devez notamment :

• adopter une bonne hygiène locale en nettoyant la zone intime de l’avant vers l’arrière. Cela permet d’éviter la contamination du vagin avec les nombreuses levures présentes dans la région rectale ou des champignons provenant des intestins,

• éviter d’utiliser du savon sur la zone vaginale puisqu’il va éliminer les bactéries utiles sans pour autant avoir un effet les levures,

• bien vous éponger après une douche, tout en veillant à bien sécher les poils du pubis. Si nécessaire, n’hésitez pas à utiliser un séchoir à cheveux, mais à la température la plus basse,

• stériliser, voire jeter tous les sous-vêtements utilisés au cours d’une précédente infection. Pour la stérilisation, vous devez faire bouillir de l’eau puisque celle de la machine n’est pas assez chaude pour tuer les champignons. Il est également nécessaire de vous fournir de nouveaux diaphragmes et capes cervicales,

• proscrire l’usage de tampons parfumés et de douches vaginales qui peuvent contenir des substances chimiques.
Ci-après les mesures préventives à adopter face à la candidose en général :

• réduire la consommation d’alcool et de sucre,

• choisir des sous-vêtements en coton et pas trop serrés,

• porter des collants et pantalons amples,

• ne pas prendre d’antibiotique en cas de grippe ou de rhume. Il convient de rappeler que les antibiotiques n’ont aucun effet sur les virus qui provoquent la grippe, pourtant, ils peuvent être à l’origine d’une candidose.

• troquer la pilule contre une autre méthode contraceptive si vous êtes souvent victime d’une infection récidiviste. Vous devez en parler avec votre médecin.

Conclusion

Malgré le protocole de traitement mis en place par les spécialistes dans le domaine, les rechutes de candidose sont fréquentes. La principale cause reste le maintien des facteurs qui favorisent l’apparition de l’infection. La macération, le diabète non équilibré ou encore l’irritation des muqueuses provoquent la récidive de l’infection. Le traitement de la candidose ne se limite donc pas à soigner ses symptômes, mais il faut surtout insister sur les facteurs qui la favorisent. Si la récidive est trop fréquente, le médecin pourrait prescrire à son patient des antifongiques par voie orale, et ce, de façon régulière.

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